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dark
emotional
tense
slow-paced
I've been giving away a lot of 5 stars lately (usually I'm pretty stingy with my fives) - but this book is phenomenal. I don't know why there isn't an English edition listed here on Goodreads - because I would have thought everyone would have been reading this book! Well they should ... It's about a natural born killer trying to suppress his urges. It takes us deep into the human psyche and explores what makes good people evil.
If you're like me, and can't read French, its title is 'The Beast in Man' ...
If you're like me, and can't read French, its title is 'The Beast in Man' ...
Wasn’t my cup of tea. New title for the book: they all die at the end.
adventurous
challenging
dark
mysterious
reflective
tense
medium-paced
Plot or Character Driven:
Character
Strong character development:
Complicated
Loveable characters:
Complicated
Diverse cast of characters:
No
Flaws of characters a main focus:
Yes
Das Buch hat mir gut gefallen, jedoch hätte ich nicht damit gerechnet, dass sich die Geschichte so entwickelt und so voller Gewalt ist. Während sich anfangs alles recht langsam und harmlos entwickelte ging es zum Schluss hin Schlag auf Schlag, ich konnte das Buch kaum aus der Hand legen.
slow-paced
Wow, ce roman est vraiment en lice pour le titre de « roman le plus sombre et le plus macabre d'Émile Zola »...
Ouais, il y a un conducteur de train qui est épris de sa locomotive. Mais à vrai dire pouvez-vous lui en vouloir ? Je veux dire, lisez comment Zola décrit la locomotive :
Maintenant, pratiquement parlant, il y a aussi cette section assez foutue, dans laquelle Zola décrit fondamentalement l'homme qui nique le train :ou est-ce anal ?)
Regarde ce gigantesque paragraphe :
Du roman, dit Gilles Deleuze :« L'essentiel de La Bête humaine, c'est l'instinct de mort dans le personnage principal, la fêlure cérébrale de Jacques Lantier, mécanicien de locomotive. Jeune homme, il pressent si bien la manière dont l'instinct de mort se déguise sous tous les appétits, l'Idée de mort sous toutes les idées fixes, la grande hérédité sous la petite, qu'il se tient à l'écart : d'abord des femmes, mais aussi du vin, de l'argent, des ambitions qu'il pourrait avoir légitimement. Il a renoncé aux instincts ; son seul objet, c'est la machine. Ce qu'il sait, c'est que la fêlure introduit la mort dans tous les instincts, poursuit son travail en eux, par eux ; et que, à l'origine ou au bout de tout instinct, il s'agit de tuer, et peut-être aussi d'être tué. »
Bien dit.
[Jacques] fixait sur Séverine ses yeux fous, il n’avait plus que le besoin de la jeter morte sur son dos, ainsi qu’une proie qu’on arrache aux autres. La porte d’épouvante s’ouvrait sur ce gouffre noir du sexe, l’amour jusque dans la mort, détruire pour posséder davantage.La Bête humaine est un roman qui traite du mécanicien Jacques Lantier, un conducteur de train affligé d'une forme bizarre de trouble mental qui le pousse à avoir des pulsions meurtrières à cause de toute forme d'excitation sexuelle. Un peu comme Crash (désolé pas désolé). Mais comme souvent avec les écritures de Zola, le champ d'application est beaucoup plus large qu'on pense, puisque le roman traite principalement des diverses formes de comportement assimilant chez les êtres humains et les bêtes sauvages. (— c’est une belle invention, il n’y a pas à dire. On va vite, on est plus savant... Mais les bêtes sauvages restent des bêtes sauvages, et on aura beau inventer des mécaniques meilleures encore, il y aura quand même des bêtes sauvages dessous...) Ou au moins d'une part. D'autre part : des locomotives sexy !
Ouais, il y a un conducteur de train qui est épris de sa locomotive. Mais à vrai dire pouvez-vous lui en vouloir ? Je veux dire, lisez comment Zola décrit la locomotive :
À ce moment, le train passait, dans sa violence d’orage, comme s’il eût tout balayé devant lui. La maison en trembla, enveloppée d’un coup de vent. Ce train-là, qui allait au Havre, était très chargé, car il y avait une fête pour le lendemain dimanche, le lancement d’un navire. Malgré la vitesse, par les vitres éclairées des portières, on avait eu la vision des compartiments pleins, les files de têtes rangées, serrées, chacune avec son profil. Elles se succédaient, disparaissaient. Que de monde ! encore la foule, la foule sans fin, au milieu du roulement des wagons, du sifflement des machines, du tintement du télégraphe, de la sonnerie des cloches ! C’était comme un grand corps, un être géant couché en travers de la terre, la tête à Paris, les vertèbres tout le long de la ligne, les membres s’élargissant avec les embranchements, les pieds et les mains au Havre et dans les autres villes d’arrivée. Et ça passait, ça passait, mécanique, triomphal, allant à l’avenir avec une rectitude mathématique, dans l’ignorance volontaire de ce qu’il restait de l’homme.ou ici :
Jacques fuyait dans la nuit mélancolique. Il monta au galop le sentier d’une côte, retomba au fond d’un étroit vallon. Des cailloux roulant sous ses pas l’effrayèrent, il se lança à gauche parmi des broussailles, fit un crochet qui le ramena à droite, sur un plateau vide. Brusquement, il dévala, il buta contre la haie du chemin de fer : un train arrivait, grondant, flambant ; et il ne comprit pas d’abord, terrifié. Ah ! oui, tout ce monde qui passait, le continuel flot, tandis que lui agonisait là ! Il repartit, grimpa, descendit encore. Toujours maintenant il rencontrait la voie, au fond de tranchées profondes qui creusaient des abîmes, sur des remblais qui fermaient l’horizon de barricades géantes. Ce pays désert, coupé de monticules, était comme un labyrinthe sans issue, où tournait sa folie, dans la morne désolation des terrains incultes. Et, depuis de longues minutes, il battait les pentes, lorsqu’il aperçut devant lui l’ouverture ronde, la gueule noire du tunnel. Un train montant s’y engouffrait, hurlant et sifflant, laissant, disparu, bu par la terre, une longue secousse dont le sol tremblait....frissons.
Maintenant, pratiquement parlant, il y a aussi cette section assez foutue, dans laquelle Zola décrit fondamentalement l'homme qui nique le train :
Il l’aimait donc en mâle reconnaissant, la Lison, qui partait et s’arrêtait vite, ainsi qu’une cavale vigoureuse et docile ; il l’aimait parce que, en dehors des appointements fixes, elle lui gagnait des sous, grâce aux primes de chauffage. Elle vaporisait si bien, qu’elle faisait en effet de grosses économies de charbon. Et il n’avait qu’un reproche à lui adresser, un trop grand besoin de graissage.Un trop grand besoin de graissage, hein ? Donc tu ne peux pas l'exciter, hein ? (
Regarde ce gigantesque paragraphe :
Enfin, Jacques ouvrit les paupières. Ses regards troubles se portèrent sur elles, tour à tour, sans qu’il parût les reconnaître. Elles ne lui importaient pas. Mais ses yeux ayant rencontré, à quelques mètres, la machine qui expirait, s’effarèrent d’abord, puis se fixèrent, vacillants d’une émotion croissante. Elle, la Lison, il la reconnaissait bien, et elle lui rappelait tout, les deux pierres en travers de la voie, l’abominable secousse, ce broiement qu’il avait senti à la fois en elle et en lui, dont lui ressuscitait, tandis qu’elle, sûrement, allait en mourir. Elle n’était point coupable de s’être montrée rétive ; car, depuis sa maladie contractée dans la neige, il n’y avait pas de sa faute, si elle était moins alerte ; sans compter que l’âge arrive, qui alourdit les membres et durcit les jointures. Aussi lui pardonnait-il volontiers, débordé d’un gros chagrin, à la voir blessée à mort, en agonie. La pauvre Lison n’en avait plus que pour quelques minutes. Elle se refroidissait, les braises de son foyer tombaient en cendre, le souffle qui s’était échappé si violemment de ses flancs ouverts, s’achevait en une petite plainte d’enfant qui pleure. Souillée de terre et de bave, elle toujours si luisante, vautrée sur le dos, dans une mare noire de charbon, elle avait la fin tragique d’une bête de luxe qu’un accident foudroie en pleine rue. Un instant, on avait pu voir, par ses entrailles crevées, fonctionner ses organes, les pistons battre comme deux cœurs jumeaux, la vapeur circuler dans les tiroirs comme le sang de ses veines ; mais, pareilles à des bras convulsifs, les bielles n’avaient plus que des tressaillements, les révoltes dernières de la vie ; et son âme s’en allait avec la force qui la faisait vivante, cette haleine immense dont elle ne parvenait pas à se vider toute. La géante éventrée s’apaisa encore, s’endormit peu à peu d’un sommeil très doux, finit par se taire. Elle était morte. Et le tas de fer, d’acier et de cuivre, qu’elle laissait là, ce colosse broyé, avec son tronc fendu, ses membres épars, ses organes meurtris, mis au plein jour, prenait l’affreuse tristesse d’un cadavre humain, énorme, de tout un monde qui avait vécu et d’où la vie venait d’être arrachée, dans la douleur.Ouais.
Du roman, dit Gilles Deleuze :« L'essentiel de La Bête humaine, c'est l'instinct de mort dans le personnage principal, la fêlure cérébrale de Jacques Lantier, mécanicien de locomotive. Jeune homme, il pressent si bien la manière dont l'instinct de mort se déguise sous tous les appétits, l'Idée de mort sous toutes les idées fixes, la grande hérédité sous la petite, qu'il se tient à l'écart : d'abord des femmes, mais aussi du vin, de l'argent, des ambitions qu'il pourrait avoir légitimement. Il a renoncé aux instincts ; son seul objet, c'est la machine. Ce qu'il sait, c'est que la fêlure introduit la mort dans tous les instincts, poursuit son travail en eux, par eux ; et que, à l'origine ou au bout de tout instinct, il s'agit de tuer, et peut-être aussi d'être tué. »
Bien dit.
Qu'importaient les victimes que la machine écrasait en chemin ! N’allait-elle pas quand même à l’avenir, insoucieuse du sang rapporté ? Sans conducteur, au milieu des ténèbres, en bête aveugle et sourde qu'on aurait lâchée parmi la mort, elle roulait, elle roulait, chargée de cette chaire à canon, de ces soldats, déjà hébétés de fatigue, et ivres, qui chantaient.
adventurous
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fast-paced
Plot or Character Driven:
Character
Strong character development:
Yes
Loveable characters:
Yes
Diverse cast of characters:
No
Flaws of characters a main focus:
Yes
dark
slow-paced
Plot or Character Driven:
A mix
Strong character development:
Complicated
Loveable characters:
No
Diverse cast of characters:
N/A
Flaws of characters a main focus:
Yes
Graphic: Violence, Murder
Moderate: Sexual assault
All the characters are crazy, which is scary. Love how everything connects.
Zola is a genius in terms of sociology.
Zola is a genius in terms of sociology.